{A voir} Pride de Matthew Warchus

Le générique de Pride vient de s’achever sur mon écran. Le sourire collé aux lèvres et les yeux mouillés : voilà ce qu’il m’en reste !

L’histoireaffiche pride

Été 1984 – Alors que Margaret Thatcher est au pouvoir, le Syndicat National des Mineurs vote la grève. Lors de la Gay Pride à Londres, un groupe d’activistes gays et lesbiens décide de récolter de l’argent pour venir en aide aux familles des mineurs en grève. Mais l’Union Nationale des Mineurs semble embarrassée de recevoir leur aide. Le groupe d’activistes ne se décourage pas. Après avoir repéré un village minier au fin fond du Pays de Galles, ils embarquent à bord d’un minibus pour aller remettre l’argent aux ouvriers en mains propres. Ainsi débute l’histoire extraordinaire de deux communautés que tout oppose qui s’unissent pour défendre la même cause.

J’ai aimé…

Absolument tout ! Ces deux communautés que tout oppose apprenant à se connaître, à s’apprécier puis à se soutenir, l’humour des situations cocasses et des dialogues piquants que cette rencontre occasionne, le traitement de l’image de la femme, la générosité des uns et des autres, la solidarité et la tolérance qui en ressortent…

Parmi la multitude de messages émanant de ce film, notons celui dénonçant le communautarisme comme une forme de repli sur soi et de peur de l’autre, de la différence (la xénophobie, ça vous parle ?) alors que si l’on prend le temps de regarder plus loin que le bout de son nez, les objectifs et les batailles sont souvent semblables et que l’union fait bien souvent la force.

Si la thématique abordée se veut grave, le cinéma à l’anglaise n’en perd pas moins son humour décapant et unique. J’attribue d’ailleurs une mention spéciale pour cette petite troupe de mamies galloises plus tolérantes et curieuses que quiconque ! Je ne vous en dis pas plus mais je vous promets que quelques perles mémorables se cachent dans ce superbe film !

Sans vouloir soustraire le mérite qui revient à Matthew Warchus, le réalisateur, si ce film dignement engagé mérite bel et bien une ovation, c’est surtout l’engagement des « acteurs », des « personnages » de cette histoire vraie que nous nous devons d’applaudir aujourd’hui encore… 30 ans après.

Ce film rassemble tout ce que les anglais savent faire avec tant de brio : nous toucher au plus profond et nous faire rire. Pleine d’espoir et de solidarité, cette histoire est le genre de celles que l’on aimerait voir plus souvent aujourd’hui. Tant à l’écran qu’au quotidien.

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